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18 décembre 2017

Abandon de lecture #5

Coup de filet à l'île d'Yeu, d'Yves Chol
Geste Éditions
L'histoire : Remonter des casiers à Rochebonne, au large des Sables d'Olonne, quoi de plus naturel pour un bateau de pêche de l'île d'Yeu ? Plus surprenant, c'est, qu'au lieu de crabes, ils contiennent de la drogue en provenance des Antilles.

Adhémar Timon, commissaire de police récemment retraité, pensait passer un séjour tranquille, avec son épouse, dans leur maison de Ker Châlon. Il va se trouver impliqué dans une enquête qui, au fil du temps, lui permettra de comprendre les rouages de ce trafic entre Rochebonne, Yeu, Noirmoutier et Pornic.

Mon avis : J'ai acheté ce roman parce que j'aime beaucoup la Vendée et que je souhaitais lire un roman où l'action s'y déroulait. Problème : dès le début, le style déplorable m'a tout de suite gêné.  C'est mal construit, répétitif (Adhémar reprenant régulièrement ses réflexions au même niveau), sans aucun style et plein de fautes de grammaire qui me font tiquer (genre les virgules mal placées dans la phrase, pas de point d'interrogation à la fin d'une question, pas d'inversion sujet verbe quand c'est nécessaire). L'histoire étant au demeurant peu prenante, je n'ai pas poursuivi ma lecture.

Abandon page 112


Envoyée spéciale, de Jean Echenoz
Éditions de Minuit

L'histoire : Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s'occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l'empêcher d'accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n'est pas toujours très bien organisé.

Mon avis : Mister avait déjà lu du Jean Echenoz et avait chroniqué sa lecture de Des éclairs sur ce blog : il avait été emballé. À mon tour donc de découvrir ce grand auteur avec son dernier roman sorti l'année dernière.

Sauf que, si j'ai bien aimé le côté loufoque au début, j'ai rapidement trouvé qu'il ne menait à rien. Ça n'a pas particulièrement déclencher le rire chez moi et j'en suis arrivée à un point où je me fichais totalement du devenir de Constance. D'autant que la mission confiée à Constance n'est pas vraiment le sujet du roman, qui se centre beaucoup trop sur le conditionnement pour la rendre malléable.

J'ai pourtant découvert une plume habile et qui sait manier les mots. Sauf que les digressions trop nombreuses m'ont perdue.

"Nous pensions qu'il n'était pas mauvais que ce phénomène zoologique, trop peu connu à notre avis, soit porté à la connaissance du public. Certes, le public a le droit d'objecter qu'une telle information ne semble être qu'une pure digression, sorte d'amusement didactique permettant d'achever un chapitre en douceur sans aucun lien avec notre récit. À cette réserve, bien entendu recevable, nous répondrons comme tout à l'heure : pour le moment." (p°111)

Abandon page 230


La bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald
Éditions Denoël pour Kindle


L'histoire : Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.

Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.

Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Mon avis : Quoi de mieux que de sortir un roman coup de cœur de la majeure partie de la blogosphère quand on ne sait plus trop quoi lire ? Des fois, je ferais mieux de m'abstenir de ce genre de tentative parce que là, ça a été un flop total. Les personnages sont d'un fades et le style totalement inexistant. Je ne m'intéresse ni à Sara, ni à la petite communauté de Broken Wheel, ni à l'égrenage de titres de romans histoire d'emporter l'adhésion des livraddicts.

Je m'attendais peut être trop à un roman du style des Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg : une sorte de nostalgie d'un temps passé avec des personnages attachants. C'est peut être ce que l'auteur a voulu faire, mais pour moi c'est totalement raté. Il ne faut pas confondre roman simple et roman plat.

Abandon à 25%

15 décembre 2017

Fleurs #49


Fleurs offertes le 22/10/2017

13 décembre 2017

Le sculpteur [Scott McCloud]

L'auteur : Né en juin 1960 à Boston, Scott McCloud est un auteur de bandes dessinées américain, connu surtout pour ses essais sur le 9e art.

L'histoire : En mal d'inspiration, David Smith, jeune sculpteur torturé se voit proposer un pacte qui lui permettra de réaliser son rêve d'enfance : sculpter ce qu'il souhaite à mains nues.

Mais rien n'est éternel et tout a un prix. En échange de sa vie, il aura deux cents jours pour créer son Œuvre. Et il va le payer encore plus cher : au lancement du compte à rebours, il rencontre le grand amour... De quoi ébranler toutes ses certitudes.

Mon avis : Voici donc la réinterprétation moderne du mythe de Faust par Scott McCloud, grand théoricien de l'art de la bande dessinée. Il aura travaillé cinq ans sur cette oeuvre, celle d'un jeune homme, David Smith (nom des plus banals) qui, voulant vivre son art pleinement, accepte de mourir au terme de 200 jours en échange de la capacité de sculpter tout ce qu'il touche avec ses mains. Un pacte avec le diable donc. Lui qui se croyait totalement dévoué à son art va bien sûr rencontrer l’amour, ce qui remettra tout en question.

Au-delà de la réflexion sur la fragilité du temps qu'il nous reste et sur l'intérêt de la vie, c'est bien sûr la créativité de l'artiste que l'auteur interroge. Comme une mise en abîme de ses propres motivations peut-être. Son David est un artiste qui vit, respire pour son art. Pour lui, la vie se limite à ce que ses mains peuvent et devraient produire. Le temps lui étant compté, il doit créer, et vite. Mais alors, vit-il vraiment ce qui lui reste de temps, uniquement préoccupé par ses créations, dans l’urgence permanente ? Le tic tac de la pendule l'obnubile, rappelant qu'en 500 pages et 200 jours, c'est un condensé de vie qui nous est donné pour raconter une histoire éternelle.

Planche Le sculpteur de Scott McCloud
Visuellement, c'est splendide. Scott McCloud opte pour une monochromie en camaïeux de bleu, de noir et de blanc, a un trait sur et précis, presque trop scolaire tant il est très appliqué, mais qui donne des planches vraiment belles surtout lorsqu’elles sont pleine page. Et surtout, il a une façon de rendre le mouvement qui rappelle fortement les comics américains, d’autant que le don de son personnage flirte parfois avec le super-pouvoir. Les images où David façonne à mains nues la matière sont impressionnantes.

C’est indubitablement un album remarquable. Sauf que le sujet de l’artiste et de sa créativité ne m’a jamais trop parlé. J’ai donc lu cet album avec intérêt mais comme à distance. Et puis tout est un peu trop lisse et sans aspérité, comme s’il fallait faire l’album parfait, au risque de tendre trop à mon goût vers l’exercice de style plutôt qu'un récit original.

Le sculpteur, de Scott McCloud
Traduit par Fanny Soubiran
Éditions Rue de Sèvres
Mars 2015

11 décembre 2017

Étranges rivages [Arnaldur Indridason]

Deux ans après ma dernière lecture des aventures du commissaire Erlendur avec La muraille de lave, mon voyage d'été en Islande aura été l'occasion rêvée pour sortir le tome suivant de mes étagères !

L'histoire : De retour sur les terres de son enfance, le commissaire Erlendur est hanté par le passé : la disparition de son frère, et d'autres affaires restées sans réponse. Il se plonge dans l'histoire de cette jeune mariée perdue sur un chemin de montagne soixante ans plus tôt. Pourquoi n'a-t-elle pas croisé le groupe de soldats anglais égaré ? Sous la glace des fjords d'Islande, le passé ne meurt jamais.

Mon avis : Voici venir le neuvième tome des enquêtes d'Erlendur et de son équipe et ce tome-ci, je l'ai lu juste après mon voyage en Islande. Comme une envie de ne pas reconnecter tout de suite avec la réalité du quotidien parisien, de prolonger les vacances. D'autant que l'histoire se déroule dans un coin où je suis passée, les fjords de l'Est, région où notre commissaire a passé son enfance jusqu'à la disparition de son petit frère qui le hante encore longtemps après.

Depuis les deux romans précédents, centrés sur les équipiers d'Erlendur, on se demandait justement ce qu'il pouvait bien faire en vacances ! La réponse c'est Étranges rivages qui nous l'apporte. Il se livre à un pèlerinage sur les lieux du drame qui a marqué son enfance. On le sait déjà rongé par un fort sentiment de culpabilité et il cherche désespérément à comprendre. Au cour de son séjour, une autre disparition étrange, à peu près à la même période, lui arrive aux oreilles : Matthildur a disparu lors d'une terrible soirée de blizzard, en 1942. En interrogeant les rares survivants, le commissaire va tenter de faire la lumière sur ces événements lointains.

Lui mieux que personne sait que la terre ne rend pas toujours les corps, surtout dans cette région sauvage. De plus, les légendes sont foison et il est parfois bien difficile de distinguer le vrai du faux. Mais avec obstination, il va creuser, dans tous les sens du terme.  Le roman prend son temps (ce n’est pas comme si le coupable risquait de s’enfuir après 60 ans) et le lecteur pourra deviner une partie de l’explication, mais les personnages restent agréables à suivre et l’émotion est au rendez-vous, avec pudeur et sans étalage.

Au-delà de cette enquête, c'est surtout la quête intérieure qui rend ce livre si remarquable. On sait que la disparition de son frère est l'élément clé de la personnalité de notre commissaire. Il enquête méthodiquement et inlassablement sur des disparitions souvent vieilles de plusieurs années. Erlendur est un taiseux, un obstiné parfois cynique, et pourtant il sait être attachant aux yeux du lecteur, tout en gardant un côté peu sympathique. En revenant sur l'événement fondateur, l'auteur livre cette fois un roman différent des autres volumes : il excelle dans la façon de raconter les paradoxes. La nature dont Erlendur connait mieux que quiconque la sauvagerie mais dont il regrette la disparition face à l’industrialisation à tout va. La dépouille jamais retrouvée de son frère et son obsession sur des enquêtes de disparitions inexpliquées dont il vient à bout. Et cela toujours raconté en si peu de mots, en laissant la place aux silences et aux regards.

À la fin, Erlendur semble avoir trouvé la paix et une forme de sérénité. La suite nous en donnera peut être confirmation.
 
Étranges rivages, d'Arnaldur Indridason
Traduit par Éric Boury
Éditions Points
Mai 2014

08 décembre 2017

Vitrines et Sapin de Noël 2017 des Grands magasins

L'année dernière, j'avais failli oublier de faire ma traditionnelle visite des vitrines des grands magasins parisiens avec leurs décorations de Noël. Alors cette année, j'y ai pensé quasiment au moment de l'ouverture, soit début novembre. J'ai tout de même attendu que ce soit un peu plus la saison pour vous faire ce billet.

Pour le Printemps, c'est le thème du voyage des cadeaux qui a été retenu, toujours en collaboration avec de grandes marques. Si je continue à déplorer la mise en avant mercantile devant les enfants, il faut reconnaître que cette année le spectacle proposé est vraiment agréable. Je vous laisse chercher, sur chaque photo ci-dessus, la marque mise en avant (c'est parfois plus évident que d'autre).


L'arrivée des cadeaux au Printemps

L'autoroute des surprises

L'échappée dans les airs

L'escale tropicale

Les cadeaux arrivent par tous les moyens de transport possibles

L'escapade lunaire

La traversée des senteurs

Pour les Galeries Lafayette, direction la fête foraine Spectacular en suivant le guide Pierre le pigeon et Coco sa colombe. Une bonne idée que de choisir comme fil ce symbole de Paris si souvent critiqué.

Chariot de forain

La grande roue

Sur le métro

Sous le chapiteau

Sur les toits de Paris, on fait la fête

Pierre le pigeon et Coco sa colombe, fil conducteur des différentes saynètes


Et je vous laisse enfin sur le sapin géant, constitué d'une multitude de ballons gonflés, de toute forme et de toute couleur. C'est gai et coloré. Dommage qu'on ne voit pas une structure verte en-dessous, j'aime avoir l'impression, forcément fausse, qu'il s'agit d'un vrai sapin. Mais celui-ci est amusant, il faut le reconnaître.

Sapin de Noël des Galeries Lafayette

06 décembre 2017

Tout seul [Chabouté]

De Chabouté, j'avais déjà lu Moby Dick et je n'avais pas été convaincue. Surtout par l'histoire, que je connaissais pourtant, parce qu'elle me dérange et parce que j'ai une vraie aversion pour elle. Mais le dessin de Chabouté m'avait impressionnée. J'ai donc retenté une lecture, avec Tout seul cette fois, suite à un conseil sur Twitter.

L'histoire : 50 ans qu'il vit ici, sur ce caillou, dans son vaisseau de granit. Bateau immobile qui ne l'emmène nulle part et qui ne rejoindra jamais aucun port... Et pourquoi quitter ce lieu alors que le monde au-delà de cette satanée ligne d'horizon fait si peur ? Où s'évader lorsqu'on n’a nulle part où aller ? Comment combattre la solitude et empêcher que ce silence perpétuel ne devienne assourdissant ?... Des années passées sur son rocher, avec l'imagination comme seule compagne...

Mon avis : De l'émotion en page, un récit plein de poésie et d'humanité qui questionne forcément notre regard sur l'autre. Au rythme des vagues qui viennent se fracasser sur le phare, le lecteur plonge dans le récit, les jours s'étirent et on perd la notion du temps, sûrement comme cet homme enfermé dans cette tour au cœur de l'océan, depuis si longtemps.

Ce que j'ai pu aimer les boom annonciateurs de définitions pleines de charme et de poésie, mais aussi parfois de douleur et de solitude ! Cet album est un magnifique hymne à la tolérance et à se lancer à la découverte du vaste monde malgré nos peurs, à repenser la place de chacun dans la société.

Planche de Tout seul, de Chabouté


Le noir et blanc et le dessin épuré sont parfaitement adaptés à ce récit contemplatif, et sont d'autant plus importants qu'il y a en fait peu de texte et encore moins de dialogues. J'en suis ressortie touchée et émerveillée, parcourue de sentiments contradictoires, à la fois joyeuse et triste. Mais aussi pleine d'espoir.

Je n'en dirai pas beaucoup plus, juste qu'il faut absolument découvrir cette bande dessinée qui est un vrai coup de cœur !

Tout seul, de Chabouté
Éditions Glenat
Septembre 2008

04 décembre 2017

Le livre des Baltimore [Joël Dicker]

Plusieurs années après ma lecture de La vérité sur l'affaire Harry Québert, c'est avec plaisir que j'ai appris que Joël Dicker redonnait vie à son personnage de Marcus Goldman. J'ai attendu la sortie en poche du Livre des Baltimore pour me plonger dedans.

L'histoire : Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Mais les années passent et le vernis des Baltimore s'effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu'au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu'est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Mon avis : À l’heure où commence le tournage de l’adaptation du roman de Joël Dicker La vérité sur l’affaire Harry Québert, je me dis qu’il est grand temps de rédiger mon avis sur ce deuxième roman mettant en scène Marcus Goldman, personnage d’écrivain qui avait su m’intéresser et me happer dans son récit. Bien sûr, on retrouve donc une réflexion sur le pouvoir de l’écriture, ici vécue comme exutoire permettant de tourner la page du passé et de construire l’avenir plus sereinement.

D'ailleurs, les deux romans sont assez comparables notamment sur l’écriture, avec ces incessants focus sur des périodes différentes qui font avancer lentement le suspense, même si cette fois il est question d’un drame familial et non d’une intrigue policière. La différence tient à l’histoire, que j’ai trouvé un poil en deçà : en s’intéressant à la famille de Marcus Goldman, Joël Dicker tire un peu trop sur le pathos par moment. La relation de l'écrivain avec la femme de sa vie, qu’il retrouve après des années de séparation suite à un Drame, est surfaite, comme forcée pour ajouter une histoire d’amour là où il n’y en avait pas forcément besoin. Et de façon générale, la psychologie des personnages n’est pas assez questionnée pour comprendre comment ils en arrivent à cette situation finale. L’auteur se contente un peu trop de la succession des faits.

Pour autant, le talent de l’auteur est bien là : il sait raconter des histoires qui tiennent le lecteur en haleine et lui font tourner les pages. Il ménage parfaitement ses effets pour vous conduire là où il le souhaite, ne pas tout révéler trop vite. Il ose même des pointes d’humour bien trouvées et qui sont bienvenues pour éviter de donner au récit une teinte trop sombre. Enfin, le personnage de Marcus jeune est plutôt bien campé, et on sent les émotions qui le traversent, caractéristiques de l’enfance, avec ce regard cruel et entier qu’il porte sur ceux qui l’entourent.

En perdant ces illusions, Marcus passe de l’enfance à l’âge adulte et c’est plus cela que nous raconte ce roman. Mais il est dommage que Dicker n’ait pas pris un peu plus de risque en s’éloignant davantage de son roman précédent, ce qui aurait limité les déceptions des lecteurs, toujours prompts à vouloir ressentir les mêmes sensations qu’à la lecture d’un précédent roman tant apprécié mais qui n’aime pas l’impression de redite.

"Pourquoi j'écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l'inviolable forteresse de notre mémoire." (p°592)

Le livre des Baltimore, de Joël Dicker
Éditions De Fallois
Février 2017

01 décembre 2017

Islande #2 : le Nord

Poursuivons notre voyage en Islande en prenant la direction du Nord. Par manque de temps, nous n'avons pas pu faire les fjords de l'Ouest malheureusement. Les paysages se font de plus en plus sauvages et verdoyants. On en prend plein les yeux !

Cette région est moins fréquentée. La faune colonise davantage les paysages. On voit tranquillement les phoques paresser sur les rochers découverts par la marée basse. La mer a érodé la roche basaltique et proposé des affleurements spectaculaires, le climat est humide, les petits ports se succèdent jusqu'à l'arrivée à Akureyri, dont le climat doux surprend et l'ambiance si vivante surprend.


Peninsule de Vatnsnes, arrière pays rural à souhait

les phoques de la péninsule de Vatnsnes

Hvitserkur, troll pétrifié par le soleil ou rocher Rhinocéros, chacun choisi, en tout cas c'est un rocher basaltique érodé par l'océan. Il fait 15m de haut.

Route islandaise non goudronnée, en allant vers Borgarvirki, "La citadelle" classée pour avoir accueillie des fortifications datant de la colonisation de l'Islande

Péninsule de Skagaheiði

Heraðsvötn, fleuve qui se jette dans le Skagafjörður

Gardsvatn, zone humide de Skagafirði

Grafarkirkja, la plus vieille église d'Islande à Höfðaströnd

Siglufjorður, petite ville et ancienne capitale du hareng

Vue sur Akureyri, 2e ville d'Islande, elle compte 18 000 habitants. C'est la capitale du Nord.

Les belles maisons d'Akureyri

Goðafoss, autrement dit Les chutes de Dieu, une des plus célèbres d'Islande, tout près de Myvatn
Prochaine étape : Myvatn et sa région.